KRONOS : Qui sommes-nous ?

Soyez les bienvenus sur KRONOS, blog d'expression, d'information et de partage consacré à l'archéologie mystérieuse au sens large, et plus ou moins dans le même état d'esprit général que la revue belge KADATH, fondée en 1974, ou que la publication française ATLANTIS, avec son impressionnante longévité (depuis 1926). KRONOS est également ouvert à tout ce qui s'inscrit dans la démarche de chercheurs-auteurs indépendants et dissidents, comme entre autres Peter Kolosimo, Erich Von Däniken , Graham Hancock, Denis Saurat, etc. Mais tous articles ou videos concernant tout simplement l'archéologie et l'histoire antique, protohistorique et préhistorique officielle au sens large sont aussi susceptibles d'être relayés ici, comme pistes de réflexion et sources d'informations.
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dimanche 3 septembre 2017

Stop intox : NON, Stonehenge n'est PAS un "faux" entièrement reconstruit !


Pour en finir une bonne fois pour toutes avec l'intox persistante de Stonehenge qui aurait soi-disant été complètement (re)construit au XXème siècle, voici une photographie ancienne du site prise en 1877 par un certain Philip Rupert Acott. Bien avant les travaux de restauration, donc... Et on peut clairement constater que le monument était alors loin d'être détruit !

Du reste, si de tels travaux de rénovation ont effectivement pu être effectués, ceux-ci se sont bornés à la consolidation de certains trilithes, et au redressement de pierres qui étaient tombées au fil des siècles. N'en déplaise aux tenants de certains fantasmes "complotistes", il n'y a là absolument rien de caché, de "faux" ni de secret.
Fin de l'histoire.

Hans Cany

vendredi 19 février 2016

Les serpents mégalithiques du Manio et de Gavrinis


  
A l'extrémité est des alignements mégalithiques de Kermario situés à Carnac (Morbihan, Bretagne) se trouvent les vestiges d'un tumulus très arasé par l'érosion, connu sous le nom de tertre du Manio.

Intégré de fait aux alignements, sa construction leur est néanmoins antérieure. Ce tertre, entouré de petits mégalithes affleurants, est dominé par un remarquable menhirs de 4,5m de haut, dont la grande particularité est d'être gravé sur sa base, partie enterrée, de cinq lignes ondulantes serpentiformes.

C'est pourquoi on le nomme menhir aux serpents.


Devant le menhir, les fouilles menées en 1922 ont permis de mettre au jour cinq haches de pierre polie, enterrées avec le tranchant tourné vers le haut. Une ouverture aménagée au pied du menhir permet d'aller observer in situ les représentations serpentiformes, en se glissant dans une sorte de fosse entourée de larges dalles de pierre.

 Ci-dessus : la base gravée, jadis enfouie,
du Menhir aux Serpents (Tertre du Manio).

Ces étranges lignes représentent-elles bien des serpents ? Si oui, doit-on les interpréter comme la manifestation d'un énigmatique culte ophique*, ou bien faut-il plutôt, de façon plus osée, les mettre en rapport avec la symbolique du serpent, associé depuis la nuit des temps aux forces telluriques ?

Pour les partisans de la thèse du culte orphique, laquelle n'exclut d'ailleurs nullement l'hypothèse du serpent des forces telluriques, les alignement de menhirs, formant des lignes sinueuses et non rectilignes, constitueraient eux-mêmes des représentations géantes du serpent, les cercles de pierres que l'on retrouve fréquemment à leurs extrémités représentant quant à eux un oeuf, sans doute gobé par le serpent. Le serpent des forces de la terre-mère avalant l'oeuf cosmique de la création, comme dans les mythes des Aborigènes d'Australie ? Il serait pour le moins hasardeux de valider pleinement une telle théorie, qui ne repose pour l'heure que sur le ressenti ainsi que sur l'interprétation visuelle de quelques chercheurs et auteurs, éminemment minoritaires.


D'autre part, c
ertaines spéculations, qui pourraient s'avérer au moins en partie exactes, postulent le fait que les mégalithes, menhirs, dolmens et autres structures composites (tumuli, cercles de pierre,  quadrilatères etc) ont été dressés sur des champs, voire des lignes de courant tellurique, jalonnant leurs parcours ou marquant des "nœuds", zones d'intersection entre deux courants ou plus.

Le serpent, animal chtonien** par excellence, semble tout indiqué pour symboliser ces forces telluriques au pied de certains mégalithes, si toutefois les forces en question ont véritablement été conçues, perçues et prises en compte par les peuples de la fin du néolithique qui ont érigés les monuments, et dont la tradition culturelle, de transmission orale, s'est aujourd'hui perdue dans les limbes et méandres du temps.

 On notera avec intérêt que des figurations serpentiformes analogues se retrouvent à la base du montant N° 8 du remarquable dolmen au piliers gravés, recouvert d'un cairn imposant, qui se situe sur la fameuse île de Gavrinis, dans le Golfe du Morbihan.


Ci-dessus : Pilier N°8 du dolmen du
cairn de Gavrinis.

    
Profondément incisées dans la pierre, ces figures ondulantes, dont l'aspect serpentiforme est flagrant, évoquent-elles les forces telluriques qui se manifestent à l'endroit où la base de la pierre s'enfonce dans la terre-mère, tout comme ce serait également le cas au tertre du Manio ?

Ci-dessus : Détail de  la base du montant N°8,
cairn de Gavrinis.

Ce qui ressemble à des haches préhistoriques, que l'on retrouve sur plusieurs montants du dolmen sous des combinaisons variables (tantôt seules tantôt par paires, tantôt les haches toutes orientées vers le haut ou vers le bas, tantôt tête-bêche etc), et que l'on peut justement observer à gauche des gravures serpentiformes, constituent-elles une forme de proto-écriture dont le sens nous échappe  aujourd'hui totalement ? S'agit-il de symboles ésotériques, ou magiques ?

Et si les "serpents" de la base représentent bien les forces telluriques de la terre-mère, faut-il donc envisager que le foisonnement de sculptures de courbes concentriques, évoquant des empreintes digitales, qui ornent la quasi totalité de la surface du pilier représentent en fait les "ondes" émises par l'énergie de la terre ?


Voila une hypothèse hardie qu'il serait bien présomptueux de développer outre mesure, à l'heure actuelle, en l'absence de tout élément probant qui pourrait venir l'étayer de façon décisive. Mais qui sait ? Même si les chances d'en apprendre davantage dans le futur paraissent hélas fort minces, rien n'interdit d'espérer qu'un beau jour une découverte inespérée viennent enfin lever le voile sur ces mystérieuses gravures pariétales.

En attendant, à chacun d'en déduire, voire d'en conclure ce qui lui semblera plausible et probable, sur la base de son intuition ou de son intime conviction, à défaut de rigueur scientifique.  A Manio comme à Gavrinis, la figure du serpent est étroitement associée aux monuments, et semble être en lien avec l'univers souterrain. Mais bien malin celui qui pourra, dans l'état actuel de nos humbles connaissances, formuler à ce sujet de quelconques certitudes, que cela soit dans un sens ou dans l'autre.

Le mystère impénétrable de ces pierres levées, obstinément muettes depuis la nuit des temps malgré tous les efforts déployés pour les faire enfin parler, n'en fait-il pas, tout compte fait, une grande partie du charme ? Les serpents qui les ornent resteront sans doute encore longtemps les gardiens de leurs secrets multimillénaires.

Hans CANY




* : Ophique se dit d'un culte dont le serpent est objet de vénération.

** : Chtonien est un adjectif se rapportant au monde souterrain.



 



mardi 26 janvier 2016

L'homme d'Altamura : une curiosité archéo-géologique


La paléontologie et la géologie, voire la minéralogie, sont des sciences qui interagissent parfois de manière inattendue. L'Homme d'Altamura en est indéniablement l'exemple-type.

Le corps humain ancien dont il est ici question fut découvert  en 1993 dans une grotte située près de la petite ville d'Altamura, située dans les Pouilles, au sud de l'Italie. Ces restes préhistoriques présentent la particularité remarquable d'être partiellement recouverts par des concrétions de calcite, au sein desquelles ils sont littéralement incrustés. Ce dépôt de calcite (carbonate de calcium) s'est formé au cours des millénaires avec le ruissellement des eaux de la grotte, saturées de matière minérale.

Les ossements, d'aspect extraordinaire, reposent au fond d'un puits naturel dans lequel l'individu est probablement tombé accidentellement et y est mort d'inanition, à moins qu'il n'y ait été précipité intentionnellement, dans le cadre d'un meurtre ou d'un sacrifice rituel.

Le squelette étant en grande partie pris dans sa gangue de calcite, à l'exception de quelques parties dont le crâne, l'ensemble de la découverte a été laissé in situ.
Néanmoins, un petit fragment d'os a pu être prélevé, et les analyses ADN dont il a fait l'objet ont permis de déterminer que l'homme était un néandertalien, espèce distincte de l' homo sapiens sapiens auquel s'apparentent les humains modernes. Elles ont en outre permis d'établir une datation approximative comprise entre 150 000 et 182 000 ans, faisant ainsi de l'Homme d'Altamura le plus ancien squelette de néandertalien dont il a été possible à ce jour  de reconstituer le génome.

Hans CANY






mercredi 20 mai 2015

Dartmoor : Un cromlech plus ancien que Stonehenge ?

A proximité su Sittaford Tor qu'on aperçoit au loin à l'arrière-plan,
un cercle de pierres renversées.
(Photo : parc national du Dartmoor)
 
 
Jusqu'alors passé inaperçu, un cromlech inconnu, cercle de pierre remontant à la nuit des temps, a récemment pu revoir le jour dans le parc national du Dartmoor, situé en Angleterre méridionale. Des archéologues ont révélé que celui-ci pourrait être au moins d'une ancienneté similaire à celle du fameux cercle de trilithes de Stonehenge, voire plus ancien encore. Pour ces scientifiques, ces vestiges démontrent que le secteur, aujourd'hui un parc national renommé, faisait jadis partie du territoire d'une grande civilisation avancée.
 

Les tests géophysiques sur le site du Sittaford Tor ont permis
aux chercheurs d'avancer une ancienneté d'au moins 4000 ans
(Photo : parc national du Dartmoor)
 
Les mégalithes composant le cercle sont tous renversés, de sorte qu'ils sont restés durant des siècles cachés par une végétation envahissante. C'est à la faveur d'un feu contrôlé, technique de brûlis destinée à dégager le terrain, que ces pierres tombées à terre ont été exhumées en 2007, de façon tout à fait fortuite. Les datations provisoires, évaluées sur la base d'analyses au carbone 14 de prélèvements effectués dans le sol, ont permis d'établir que le monument est âgé d'au moins 4000 ans, si ce n'est plus.
 
Prélèvements dans le sol du monument,
permettant d'établir des datations au radiocarbone.

 
D'un diamètre de 34 mètres, c'est le second plus grand cercle de pierres découvert à ce jour dans le parc national du Dartmoor, qui compte au moins quinze structures mégalithiques analogues.
 


Réalisée à partir de photos aériennes prises par un drone,
la reconstitution 3D ci-dessus,
que l'on doit à un Britannique du nom de Matt Cranfield,
présente de façon très claire le cromlech dans son état actuel,
mais aussi tel qu'il apparaissait avec ses pierres redressées.
 
 
Toutes les pierres sont renversées dans la même direction, ce qui suggère qu'elles ont été délibérément abattues, à une date qui reste à déterminer. Ont-elles été jetées à terre pour une énigmatique raison religieuse dès la nuit des temps ?  Ont-elles été vandalisées par un ennemi, suite à une très ancienne invasion ? Ou bien encore, le monument a-t-il été victime du fanatisme chrétien médiéval, souvent si prompt à saccager tout vestige de l' "idolâtrie païenne" ? Au stade où en sont pour le moment les recherches, il n'est à ce jour pas possible de répondre de façon certaine à ces questions.
 
De nouvelles analyses plus détaillées du site permettront peut-être
d'en apprendre plus sur les pratiques spirituelles des peuples britanniques
de la fin du Néolithique et de l'Âge du Bronze.
 
 
Les chercheurs pensent en outre que ce cercle de pierres faisait partie d'une vaste figure, sorte d' "arc sacré" formé par un ensemble de monuments du même type. La carte suivante permet de se faire une idée plus précise de la structure, et de l'emplacement du cromlech de Sittaford.

 


Il faut en effet savoir que le parc national du Dartmoor compte au moins une quinzaine de cercles de pierres. Néanmoins, cela faisait plus d'un siècle que l'on n'avait plus découvert de "nouvelle" structure semblable sur le site. A ce titre, la mise au jour de celui du Sittaford Tor, demeuré enfoui, caché au regard des mortels durant tant de siècles, constitue à fortiori un évènement archéologique exceptionnel.
 
Le cercle de pierres de Scorhill
(Parc national de Dartmoor, Angleterre)
 
Autre cercle de pierres du parc national de Dartmoor
 
 
Cercles de pierres de l'Âge du Bronze, parc national de Dartmoor
 
 "Tor" est un terme local d'origine celtique, qui signifie littéralement "colline", ou affleurement de roche. Il peut tout aussi bien s'agir de formations géologiques ou d'éminences naturelles, cas les plus fréquents, que de tumuli, de cairns ou de petites collines artificielles érigés de mains d'hommes, à une époque fort reculée. Et bien entendu, nombre d'entre eux ont fait jadis l'objet de sacralisations et de pratiques cultuelles. La région du Dartmoor, en sus d'être connue pour la rudesse de son climat, l'est aussi pour ses fameux "tors". Il est même un groupe musical de rock gothique assez réputé qui, sans doute inspiré par le caractère mystique de ce lieu nimbé de légendes et de mystères, s'était baptisé en son temps TORS OF DARTMOOR. Ceci témoigne de la renommée du site anglais, lequel demeure néanmoins méconnu du grand public francophone. Pourtant, l'étendue de cet ensemble et le nombre de monuments mégalithiques qui le composent indiquent de façon certaine qu'il s'est longuement agi ici d'un centre cultuel de première importance. Les vestiges que l'on y trouve n'ont certes pas le gigantisme imposant de l'illustre cercle de Stonehenge. Mais c'est un lieu étrange, voire "magique". Un de ceux, exceptionnels, sur lesquels souffle l'esprit, pour reprendre une jolie formule de Maurice Barrès. Les landes sauvages et désolées du Dartmoor nous livreront-elles un jour quelque secret oublié ?  Nous en diront-elles plus sur les us et coutumes, sur les croyances spirituelles de nos lointains aïeux ?
 
Les cromlechs constituant l' "arc sacré" du parc national
de Dartmoor forment presque tous des cercles parfaits
 

Ces lieux trop longtemps négligés méritent en tout cas qu'on leur accorde enfin toute l'attention qu'ils méritent, eu égard à leur caractère exceptionnel, voire unique. Et si, d'aventure, vous voyagez dans le sud-ouest de l'Angleterre, n'omettez pas d'aller leur rendre visite. Situés dans une magnifique région, aux portes des Cornouailles, ils valent assurément le détour.
 
Hans CANY

 

Contexte géographique :
le parc national du Dartmoor, en vidéo.











vendredi 4 juillet 2014

Des murailles mégalithiques gigantesques en Sibérie ?

Une rumeur insistante fait actuellement polémique, au sujet de prétendus mégalithes géants formant des murailles cyclopéennes, dans les environs de Gornaya Shoria en Sibérie, Fédération de Russie. Malheureusement, fort peu d'informations fiables -et fort peu d'informations tout court- nous parviennent au moment où sont rédigées ces lignes. Néanmoins, quelques photos réelles des lieux concernés circulent à présent sur internet.

Véritables constructions cyclopéennes, ou fort curieux caprice de la nature ? Il n'est pas encore sage de trancher catégoriquement entre l'une ou l'autre de ces possibilités. Certaines photos semblent faire pencher la balance d'un côté, tandis que d'autres la feraient plutôt pencher de l'autre. La controverse fait d'ores et déjà rage, et l'avenir finira par nous en donner le cœur net. Du moins faut-il l'espérer.

Reste qu'en l'occurrence, nous nous trouvons ici en terrain "miné",  exactement comme dans les cas de l'intrigant site japonais submergé de Yonaguni, ou des prétendues et hautement sulfureuses "pyramides" de Bosnie. Prudence, retenue et circonspection s'imposent donc à l'heure actuelle.

Hans CANY



 
 
 

 
 
 

 


CIVILISATIONS MYSTERIEUSES, par Ivar Lissner

 
 
 
 
A lire, les tomes 1 et 2 de "Civilisations mystérieuses", par Ivar Lissner.
"J'ai Lu" aventure mystérieuse 318 & 319. Année 1974. 250 & 246 pages.

1/ ANCIEN MONDE...
Notre époque a soif d'une meilleure connaissance du passé enseveli. Les hommes sentent que même les civilisations les plus mystérieuses font partie de leur présent. C'est un jeu très instructif de glaner la vérité dans les phénomènes étranges, de creuser la terre, de briser le roc, d'exhumer des villes et de se rendre compte ainsi comment les hommes ont vécu, comment ils ont pensé et de se dire que leur esprit a passé dans le nôtre. Nous sommes des hôtes passagers sur la Terre. »
Dans ce premier volume, l'auteur nous fait découvrir tous les mystères qui entourent les mégalithes dressés à Stonehenge, Carnac, etc., il nous initie aux secrets de la Pythie, des dieux grecs, et aux civilisations inconnues du Moyen-Orient.
« Nous sommes des hôtes passagers sur la Terre » : les traces laissées par les civilisations disparues montrent que nous n'avons peut-être pas été les premiers.

2/ ASIE ET NOUVEAU MONDE
« Toute civilisation du passé, même si elle demeure ensevelie sous des tonnes et des tonnes de sable et de pierres, vit en nous », dit Ivar Lissner. Nos plus secrètes racines plongent dans le terreau de ces civilisations mal connues et notre esprit se nourrit de leur substance. Les découvrir, c'est dé-couvrir l'homme, partout semblable, par-tout habité par la même exigence, partout tourné vers le même ciel, aujourd'hui comme hier. Cette quête, Ivar Lissner ne cesse de la poursuivre à travers tous les continents et à travers tous ses livres. Pour rendre sensible à tous l'apport des civilisations disparues, il se comporte en grand reporter. II nous emmène avec lui à travers les ruines immenses et fait se lever devant nous, vivantes, les villes mortes, avec leurs hommes, leurs travaux et leurs dieux. De Jéricho, la plus ancienne ville du monde, à Zimbabwe, la cité mystérieuse du Zambèze, des steppes russes aux forêts de l'Amérique Centrale, les pierres s'animent et livrent leurs secrets.




TERRE ENIGMATIQUE, de Peter Kolosimo

 
Peter Kolosimo
TERRE ENIGMATIQUE
Les plus récentes découvertes archéologiques reposent le problème de l’origine de l’humanité et celui des grandes civilisations disparues. Ainsi, on a retrouvé à Kanjera deux crânes datant de 400.000 ans et parfaitement semblables au crâne de l’homme moderne. Ils ont fait dire au Pr Hürzeler : « il n’existe pas une probabilité sur 1000 pour que l’homme descende du singe ».

Peter Kolosimo s’attache ainsi à remonter le cours de l’histoire humaine au-delà des limites qui lui sont assignées par la science officielle. Il arrive à retrouver les traces de ce règne des géants de l’ère tertiaire que Denis Saurat avait déjà mis en lumière, et il est inéluctablement amené à démontrer la réalité de l’Atlantide. Mais Kolosimo va plus loin encore et nous apporte la preuve de contacts entre l’espèce humaine et des êtres venus d’outre-espace. »

L’ère des géants - Cauchemars de pierre - Les secrets des pyramides - Le mystère de l’Atlantide - Les astronefs de Tiahuanaco - Les légendes des terres disparues - Croisières impossibles  - Les dieux blancs - Mu la fabuleuse - Légendes stellaires - Les mythes des terres perdues – etc…

Coll. L’Aventure Mystérieuse – J’ai Lu – 1973 – 374 pages





L'EMPREINTE DES DIEUX, par Graham Hancock

 
 Du fond des âges, d'immenses empreintes sur terre, d'impressionnants vestiges archéologiques, des traces de bouleversements et de cataclysmes à l'échelle planétaire, de mystérieux signes et écrits de toutes origines, tentent de nous délivrer un très pressant message... Graham Hancock, avec brio et maîtrise, assemble, pièce après pièce, un gigantesque puzzle regroupant les grands mystères du monde : les immenses dessins au sol de Nazca, les ruines mégalithiques de Tiahuanaco, les énigmatiques cartes médiévales de l'Antarctique libre des glaces, les pyramides d'Égypte et d'Amérique centrale et leurs corrélations mathématiques, les dieux blancs des Aztèques et des Incas, les troublantes et nombreuses versions du mythe du Déluge, l'âge multimillénaire du Sphinx pour n'en citer que quelques-uns. Mais dans ce livre duquel on ne peut s'arracher, Hancock ne se limite pas à cette captivante démonstration. Il propose, ni plus ni moins, une nouvelle et très convaincante approche de l'histoire des hommes depuis les commencements. D'après les historiens et les archéologues, la civilisation aurait émergé au Proche-Orient, il y a cinq mille ans... Battant en brèche ce dogme, Hancock se lance sur la trace des " Dieux ", rescapés d'une civilisation originelle dont l'Antiquité, dans l'Ancien comme dans le Nouveau Monde, serait l'héritière ; une civilisation primordiale d'un niveau scientifique et culturel très élevé, anéantie des milliers d'années avant la construction des pyramides d'Égypte dans une catastrophe apocalyptique appelée, si l'on en croit la périodicité fixe des cycles cosmiques, à se reproduire...

lundi 23 juin 2014

Chronos ou Cronos ? La raison d'être de KRONOS

Kronos ou Cronos, fils d'Ouranos (le ciel) et de Gaïa (la Terre), est identifié au Saturne romain. Père cannibale de Zeus/Jupiter, il est le roi des Titans, incarnation des forces primitives, brutales et chaotiques, issues de la nuit des temps. La quasi homonymie entre Kronos/Cronos et Chronos a conduit a une fréquente confusion de ces deux figures divines, et ce d'autant plus que si Chronos n'est qu'une incarnation allégorique du Temps, Kronos/Cronos est lui aussi doté d'attributions liées au Temps.

KRONOS, on l'aura bien compris, se penche  au bord de l'insondable abîme des temps, et s'efforce d'en percer sans cesse davantage les ténèbres, pour tenter d'en distinguer le fond.

La vision de KRONOS et sa conception de l'archéologie s'apparentent peu ou prou à celles des "fortéens" de KADATH, la fameuse revue belge d'archéologie mystérieuse, qui publie ses "Chroniques des civilisations disparues" depuis 1974. La démarche de KRONOS se résume néanmoins de façon plus précise par quatre mots-clés, qui en marquent les principales orientations : non-académisme, non-dogmatisme, éclectisme, et vulgarisation.

KRONOS n'a donc nulle prétention de rivaliser avec de quelconques structures ou publications préexistantes. Sa raison d'être est juste d'informer, de concentrer de la documentation écrite et visuelle, d'éveiller les curiosités et d'ouvrir les esprits, le tout en nous adressant au grand public profane ou passionné de fraîche date.

De même, KRONOS, bien qu'ayant parfaitement conscience des vives rivalités qui opposent parfois telles ou telles chapelles ou autres écoles de pensée, reste parfaitement ouvert à toutes, des "Kadathiens" à Erich von Däniken, en passant par Graham Hancock, Denis Saurat, Louis Charpentier, Peter Kolosimo, Paul Ronecker, l'équipe de la revue ATLANTIS et bien d'autres encore.

Divers documents d'ordre général, concernant juste l'archéologie et l'histoire antique, protohistorique et préhistorique officielles, au sens large, sont aussi susceptibles de faire l'objet de publications, dans la mesure où ils peuvent constituer des pistes de réflexion et des sources d'informations valables.

Soutenez KRONOS. Partagez, diffusez les liens de ce blog et de la page Facebook. Participez-y, en y faisant publier vos propres écrits, textes ou documents de toutes natures, et contribuons ainsi tous ensemble à la réémergence d'un Titan, celui qui incarne plus que tout autre la mystérieuse et ô combien fascinante obscurité des origines.

Merci à tous et à toutes de votre attention, voire de votre éventuel soutien dans le cadre de cette nouvelle aventure. Il ne tient qu'à nous tous d'en faire ce qu'elle peut parfaitement devenir : un point d'information, de communication et d'échanges incontournable.
Je suis sincèrement convaincu que le jeu en vaut la chandelle.


Hans CANY



dimanche 15 juin 2014

La Roche-aux-Fées en Bretagne : Colossal temple solaire mégalithique ?

 
Le 14 février 2014. Allée couverte de la Roche-aux-Fées.

Particulièrement bien conservé, ce monument massif et imposant a peut-être eu une fonction de temple : on y a en tout cas retrouvé aucune trace qui témoigne de façon certaine  d'un usage funéraire exclusif. De même, il y a controverse sur le fait que le monument ait été ou non recouvert d'un tumulus à l'origine. Le soleil levant éclaire le fond de l'édifice au petit matin du solstice d'hiver, aux alentours des 21 à 23 décembre. Cette propriété semblerait étayer la thèse d'un non-ensevelissement, du moins pas total. Notons le portique surbaissé, avec son linteau et ses montants remarquablement équarris.
La datation officielle du monument le situerait hypothétiquement au néolithique final, soit entre 3 000 et 2 500 ans avant l'ère chrétienne.


(H.C.)
 
Le monumental dolmen de la Roche aux fées est situé sur la commune d'Essé en Ille-et-Vilaine. Il mesure 19,5 mêtres de long, 4,70 mêtres de large, et atteind 4,10 mêtres de haut.
Cet impressionnant édifice date du néolithique final (4500 à 4000 ans avant nos jours). Il est constitué d'une quarantaine de blocs de schiste du Précambrien. Ce schiste non présent sur le site a dû être importé. Le gisement le plus proche se situe dans la forêt du Treil à 5 km de l'édifice. C'est un travail titanesque au vu de la taille des blocs de pierre dont une demie-douzaine peuvent peser près de 40 tonnes.
 

La légende raconte que ce sont les fées qui ont fabriqué ce monument, et que si on essaye de compter à plusieurs reprises le nombre de pierres utilisées, on ne parvient jamais au même resultat, car les fées, très espiègles, s'amusent à déplacer les pierres pendant que l'on compte.Une croyance en particulier veut que les jeunes mariés doivent à la nouvelle lune compter le nombre de pierres en faisant le tour du dolmen chacun de son côté, les femmes dans le sens des aiguilles d’une montre et les hommes en sens inverse ; s’ils obtiennent le même nombre alors leur union sera durable.
Une croyance recueillie au XIXème siècle présente la Roche aux Fées comme une grotte construite par les fées pour protéger les âmes des bonnes gens, mais ces fées se sont enfuies depuis la mort des arbres il y a plus de deux siècles. Les jours de tempêtes, le sifflement du vent entre les pierres serait les lamentations des âmes auxquelles elles ne rendent plus visite.


 


La Roche-aux-Fées, été 1993


Photos 2014 et 1993 : Hans CANY




samedi 14 juin 2014

L'Archéologie interdite [VIDEO]

 
Et c'est aussi un livre :
"L'archéologie interdite. De l'Atlantide au Sphinx", par Colin Wilson
Des découvertes récentes laissent penser que le Grand Sphinx de Gizeh, en Egypte, daterait de plus de dix mille ans avant notre ère, soit plusieurs milliers d'années avant la plus ancienne civilisation connue de l'histoire humaine. Mais comment a-t-on pu réaliser ce tour de force architectural à une époque si reculée ? En Amérique du Sud, les inscriptions laissées par la civilisation toltèque révèlent d'incroyables connaissances astronomiques et mathématiques. Comment un tel savoir est-il apparu chez un peuple qui ignorait l'usage de la roue ? Utilisées par les marins du XVe siècle, les antiques cartes de Piri Re'is comportent des tracés d'une précision inconnue en ces temps. D'après quelles sources ont-elles été établies ? Passant en revue de nombreux faits troublants et toujours inexpliqués par l'archéologie officielle, Colin Wilson démontre que l'humanité et la culture pourraient être bien plus anciennes qu'on ne l'imagine... Une hypothèse doit être avancée : avant même l'éclosion de Sumer, de l'Egypte et de la Grèce antiques, il existait une civilisation dont les navires sillonnaient les mers. Plus encore : à partir des traces qui nous en sont parvenues, c'est le système de connaissances de ces mystérieux " Anciens " qui pourrait être reconstitué. En marge de l'archéologie conventionnelle, L'Archéologie interdite nous convie à une passionnante exploration des grandes énigmes de la civilisation.
 


Glozel : la grande énigme [VIDEO]

L'une des plus grandes controverses,
surnommée l' "affaire Dreyfus de l'archéologie"...

 
 

 

 




Belgique mégalithique : les sites de Wéris et Oppagne

 

Le champ mégalithique de Wéris-Oppagne, situé en région Famenne, en Ardenne, est le plus important ensemble mégalithique de Belgique. Il comprend deux remarquables dolmens de type allées couvertes, accompagnés de menhirs, et six autres sites comprenant uniquement des menhirs. A cela s'ajoutent plusieurs "pierres à légendes", souvent des affleurement rocheux de formes inhabituelles, et qui au fil du temps ont fait l'objet de croyances et de superstitions.
 

Les mégalithes comme les pierres naturelles sont tous constitués de poudingue, une roche extrêmement robuste, composée de galets liés entre eux en un véritable béton naturel. Cette roche étant impropre à la construction, ceci explique que le site ait été en partie préservé, et que les vestiges qui nous sont parvenus soient dans un remarquable état de conservation.

La datation officielle des monuments les place dans la première moitié du IIIème millénaire avant l'ère chrétienne. C'est à dire à la charnière entre néolithique final (préhistoire) et Ages du cuivre et du bronze (protohistoire).

L'ésotériste Paul de Saint Hilaire a présenté cet ensemble comme reproduisant au sol le plan de la Grande Ourse, chaque pierre ou ensemble de pierre représentant une ou des étoiles de la constellation, et étant donc en relation avec les autres, en fonction de considérations d'ordre astronomique. Théorie a priori séduisante, nonobstant le fait qu'elle place sur le même plan des roches naturelles et des constructions mégalithiques, ce dont la pertinence est loin d'être démontrée. La théorie de Saint Hilaire désigne en outre une simple fontaine comme constituant l'un des points de cette figure, ce qui est pour le moins discutable. Enfin, elle inclut dans le plan d'ensemble les trois menhirs d'Oppagne, alors que les recherches semblent bien indiquer que ces derniers n'occupent pas actuellement leur emplacement d'origine...

Bref, le mystère continue de planer, au moins en partie, sur l'ensemble mégalithique de Wéris. Et peut-être est-ce mieux ainsi ?

Voici à présent un rapide tour d'horizon des principaux sites à voir.
 
Belgique mégalithique : les sites de Wéris et Oppagne
Le "Lit du Diable",
ou "Paillasse du Diable"


Cet étrange affleurement rocheux de poudingue local est naturel, mais il a peut-être été légèrement retaillé de main d'homme, comme pour le creuser ou l'aplanir. S'est-il agi d'un polissoir, et/ou d'une sorte d'"établi" de pierre ? Ou bien s'est-il agi d'un sinistre autel sacrificiel, comme l'ont avancé certains, y compris des chercheurs considérés comme "sérieux" ?... La forme générale de la pierre, évoquant une sorte de lit, est en tout cas à l'origine de légendes et de superstitions, d'où son nom.
Belgique mégalithique : les sites de Wéris et Oppagne
La "Pierre Haina"

Il s'agit d'un curieux éperon rocheux naturel situé au sommet d'une éminence. Les arbres que l'on distingue juste derrière masquent le fait que la pente y est très abrupte, presque à pic.  La montée, pour y parvenir, est donc relativement rude. Cette "Pierre Haina", semblable à un énigmatique visage figé depuis des millénaires, est visible de la vallée en contrebas, lorsque l'état de la végétation le permet. Bien que naturel, cet éperon rocheux a peut-être lui aussi connu partiellement la main de l'homme. Il a sans doute été l'objet lui aussi de croyances et de superstitions. La coutume qui veut que les habitants de Wéris viennent chaque année blanchir la pierre en la badigeonnant de chaux est sans doute la survivance d'une pratique cultuelle très ancienne, dont le sens nous échappe aujourd'hui.  
 
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Le dolmen nord

Flanqué de son "menhir indicateur", il s'agit d'une superbe allée couverte, remarquablement conservée.
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Le dolmen nord, vu de son extrémité opposée
 
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L'un des menhirs situés aux abords immédiats du dolmen nord
 
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Le menhir Danthine, au lieu-dit La Longue Pierre
 
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Façade du dolmen sud,
avec sa curieuse ouverture en fer à cheval
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Vue rapprochée de l'ouverture du dolmen sud
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Le dolmen sud. Il est situé au fond d'une petite dépression ellipsoïdale, ce qui se distingue très bien ici. 
 
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Alignement de menhirs aux abords immédiats du dolmen sud
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A Pas Bayard, bourgade située entre Wéris et Oppagne, on peut retrouver, en cherchant un peu, le "Pas Bayard", curieux rocher sur lequel, selon la légende, le Cheval Bayard, portant les quatre fils Aymon, aurait imprimé la marque de son sabot (une large rainure, bien visible sur la photo). S'agirait-il en réalité d'un polissoir préhistorique ?
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Les trois menhirs d'Oppagne.
L'arbre au pied duquel ils se dressent est un "arbre à loques", auquel se rapportent des superstitions de guérison. C'est pour cette raison que l'on peut apercevoir de multiples rubans et morceaux de tissu noués à ses branches.
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Les menhirs d'Oppagne
(Ci-dessus et ci-dessous)
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Pour conclure, une excursion sur les lieux sommairement présentés dans le cadre du présent article ne saurait s'achever sans un passage par la Maison des Mégalithes (http://www.weris-info.be), un excellent et fort sympathique petit musée situé au cœur de la commune de Wéris, dont je vous recommande vivement la visite. Saluons enfin le travail remarquable fourni en permanence par toute une équipe de scientifiques et de passionnés, pour la préservation et la mise en valeur de cet incontournable fleuron du patrimoine archéologique wallon.

Hans CANY
(Texte et photos : Hans CANY)