KRONOS : Qui sommes-nous ?

Soyez les bienvenus sur KRONOS, blog d'expression, d'information et de partage consacré à l'archéologie mystérieuse au sens large, et plus ou moins dans le même état d'esprit général que la revue belge KADATH, fondée en 1974, ou que la publication française ATLANTIS, avec son impressionnante longévité (depuis 1926). KRONOS est également ouvert à tout ce qui s'inscrit dans la démarche de chercheurs-auteurs indépendants et dissidents, comme entre autres Peter Kolosimo, Erich Von Däniken , Graham Hancock, Denis Saurat, etc. Mais tous articles ou videos concernant tout simplement l'archéologie et l'histoire antique, protohistorique et préhistorique officielle au sens large sont aussi susceptibles d'être relayés ici, comme pistes de réflexion et sources d'informations.

vendredi 4 juillet 2014

Des murailles mégalithiques gigantesques en Sibérie ?

Une rumeur insistante fait actuellement polémique, au sujet de prétendus mégalithes géants formant des murailles cyclopéennes, dans les environs de Gornaya Shoria en Sibérie, Fédération de Russie. Malheureusement, fort peu d'informations fiables -et fort peu d'informations tout court- nous parviennent au moment où sont rédigées ces lignes. Néanmoins, quelques photos réelles des lieux concernés circulent à présent sur internet.

Véritables constructions cyclopéennes, ou fort curieux caprice de la nature ? Il n'est pas encore sage de trancher catégoriquement entre l'une ou l'autre de ces possibilités. Certaines photos semblent faire pencher la balance d'un côté, tandis que d'autres la feraient plutôt pencher de l'autre. La controverse fait d'ores et déjà rage, et l'avenir finira par nous en donner le cœur net. Du moins faut-il l'espérer.

Reste qu'en l'occurrence, nous nous trouvons ici en terrain "miné",  exactement comme dans les cas de l'intrigant site japonais submergé de Yonaguni, ou des prétendues et hautement sulfureuses "pyramides" de Bosnie. Prudence, retenue et circonspection s'imposent donc à l'heure actuelle.

Hans CANY



 
 
 

 
 
 

 


Un troisième monolithe géant découvert à Baalbek

Liban baalbek hajar el hibla

 
Un monolithe plus large et plus massif que celui connu sous le nom de Hajar al-Hibla découvert sur le site d'une carrière antique.

Liban baalbek new07 2014 1

Baalbek au Liban est une ville antique mais aussi un chantier archéologique encore loin d'être complété de nos jours. En effet, c'est à 800 mètres des ruines romaines que des sondages réalisés dernièrement par l'équipe de l'Université du Liban menée par Janine Abdel Massih sur une colline nommée Cheikh Abdallah ont révélés une surprise de taille. Terme adéquat quand ils se sont aperçu qu'il s'agissait d'un bloc unique de pierre taillée, un énorme monolithe plus large et plus massif que la mondialement connue Hajar al-HiblaIl mesure 19,6 mètres de long, six mètres de large et 5,5 mètres d'épaisseur pour l'instant. « Jusque-là. Car nous n'avons pas encore atteint le fond du roc pour le dégager entièrement », a-t-elle déclaré, ajoutant que les travaux reprendront après l'Aïd de Fitr (fête musulmane marquant la rupture du jeûne du mois de ramadan).
" Située à l'entrée sud de Baalbeck, la colline Cheikh Abdallah abrite une carrière antique de pierre calcaire conglomérée, qui a approvisionné le chantier de construction du complexe romain. Et selon l'archéologue, il ne serait pas improbable que le bloc monolithique découvert ait été taillé pour les soubassements du temple de Jupiter, dont le plan initial devait être plus large, comme l'ont relevé des études antérieures.

Liban baalbek new07 2014 2

Le mégalithe a été trouvé légèrement en contre-bas de celui connu sous le nom de Hajar el-Hibla ou Hajar El Gouble (21,50 m de long, 4,80 m de large et 4,20 m de hauteur). Un deuxième bloc avait été mis au jour dans les années quatre-vingt-dix. Ses couches archéologiques parfaitement conservées avaient permis aux spécialistes d'étudier la manière d'extraire les monolithes.
L'opération se faisait par le creusement de tranchées verticales isolant la masse sur ses côtés, avait expliqué Janine Abdel Massih, lors d'une conférence donnée au musée de l'AUB, en décembre 2005. Ces tranchées, qui font entre 10 et 20 cm de largeur pour les blocs de moins d'un mètre de haut, peuvent atteindre les 40 à 60 cm pour les blocs de plus grande dimension. La hauteur des pierres extraites est délimitée par l'épaisseur naturelle de strates géologiques de la roche.
Si les tonnes de pierres utilisées dans la construction des temples de Baalbeck proviennent essentiellement de la carrière située sur la colline Cheikh Abdallah, dans le secteur nord de la ville antique et sur un rayon de plus de deux kilomètres, les archéologues ont relevé la présence d'exploitations ponctuelles. À l'ouest, non loin du complexe romain, la carrière de Kyales a donné une pierre de meilleure qualité : une roche tendre à grains fins qui a vraisemblablement fourni le support de toutes les sculptures et décorations des temples. "

Liban baalbek hadjar el gouble



 
Le site avant les récentes fouilles, avec la pierre Hajar el-Hibla seule pour l'instant
L'origine du nom de Baalbek n'est pas connue avec certitude. Le terme phénicien Baal, qui signifie « seigneur » ou « dieu », était le nom donné à une divinité céleste sémitique. Le nom de la ville pourrait donc signifier « dieu de la Beqaa », ou « dieu de la ville », selon les différentes interprétations que l'on donne du terme.
Situé au cœur de plaines fertiles, Baalbek n'était guère plus, au cours de la période phénicienne, qu'un village agricole honorant une triade de dieux de la fertilité. Ayant reçu le nom d'Héliopolis au cours de la période hellénistique, cette modeste cité connut son apogée après l'arrivée des Romains en Phénicie, en 64 av. J.-C., époque où elle devint le siège de l'un des sanctuaires les plus importants du monde antique, progressivement couvert de constructions colossales qui y furent construites pendant plus de deux siècles. L'ensemble monumental d'Héliopolis est l'un des plus impressionnants témoignages, et l'un des plus célèbres, de l'architecture romaine d'époque impériale.
Les historiens attribuent à Auguste le dessein de fonder un sanctuaire impérial dont le culte syncrétique aurait favorisé la politique culturelle de Rome. Quoi qu'il en soit, la triade romaine d'Héliopolis (Jupiter, Vénus et Mercure) vint alors remplacer la triade phénicienne (Baal-Shamash, Anta et Alyn). Les premiers travaux, ceux du temple de Jupiter, commencèrent vers la fin du Ier siècle av. J.-C., sous le règne d'Auguste, et furent achevés peu après 60 apr. J.-C., sous Néron. L'immense sanctuaire de Jupiter Héliopolitain était scandé de 104 massives colonnes de granit importées d'Assouan, en Égypte, qui renfermaient un temple entouré de 50 autres colonnes. Dès lors, les travaux se poursuivirent jusqu'à la construction du grand autel (vers 100 apr. J.-C.) et du « temple de Bacchus » (vers 120-125 apr. J.-C.) : ce temple tire son nom des nombreux reliefs sculptés qu'il a livrés, interprétés par les archéologues comme des scènes de l'enfance de ce dieu.
" Sur ce vaste plateau de terre rouge consacré au blé, nous sentons déjà l’emprise du Soleil. Au-dessus des éléments extrêmes comme le vents ou le froid nous voyons son cours régulier donner la mesure de toutes choses. Au milieu de ce vaste autel, le contre point d’une éminence rocheuse adjointe d’une source Ras el Aïn peut paraître incongru ou bien providentiel. C’en est le tabernacle géographique. Vraiment cela ne pouvait qu’être ici que s’effectuerait le lien entre la puissance divine et les hommes. Baal nous dit qu’avant les monuments que nous voyons, il y avait en ces lieux un culte immémorial. Ce haut rocher naturel immense jeté sur cette plaine n’ayant que l’argile pour tapis, au côté d’une source pas loin du départ du fleuve de l’Oronte attirait les regards interrogateurs des hommes. Mais aussi la foudre du ciel quand le temps était à l’orage. Sur ce roc les hommes édifièrent un temple.
Puis à l’époque hellénistique on construisit les ruines que nous voyons. La seule date que nous avons trouvée sur le tambour d’une colonne marque l’époque de Néron en ère séleucide. Ce fait illustre parfaitement l’affirmation de Paul Veyne, pour qui l’empire romain est la continuation de la chanson d’Alexandre le Grand par la ville du Latium. D’ailleurs malgré les séleucides ; diadoques et épigones prolongés de tous les césars il manquera toujours une partie des assises au temple de Jupiter. Dans la grande cour, quelques niches attendent encore les dernières statues des 365 jours un quart de la course solaire. A leurs pieds deux bassins de pierre espèrent toujours la finition des bordures sculptées.
Ainsi malgré les ruines du temps nous voyons les plans des espérances inachevées des promoteurs. Le H, Héliopolis, formé par les tunnels (120 m de L x 6 m) se dessinent parfaitement à nos yeux avec un peu d’attention en prenant de la hauteur spirituelle. Par la grâce de cette incomplétude nous voyons aussi le roc originel, la vraie pierre de touche, servant de socle au temple de Jupiter.
A l’ouest apparaît l’énigme des trilithons. Ces trois monolithes surmontent une plinthe en formant une assise phénoménale (19,10 m x 4,34 m) (19,30m x 3,65) (19,59m x 3,65). Notez bien que nous ne pouvons pas savoir leur profondeur. Ils sont en base, certes immenses, mais cachés. Si nous arrondissons et prenons la densité de 2,5 T le m3 nous avons un poids moyen de 800 T. Au nord, à l’ouest et sud nous retrouvons le même genre de constructions de 9 pierres mais leur longueur divisée par deux. (10m x 4m). Là, la profondeur à un endroit a pu être estimée à 3m. Les lits de pierres les surmontant frappent par la différence de dimensions ; ils restent énormes mais n’atteignent pas le choc des trilithons. Un peu plus loin au sud-ouest de la ville au pied de la colline de Cheik Abdallah une autre masse cubique de calcaire dur, grenu, semble attendre le temps des Géants, des Titans, des Dieux pour rejoindre la chanson lithique de Baalbek. C’est la plus grande pierre taillée du monde. (21,50 m x 4,20 m x 4,80 m) Soit une masse de 433 m3 avec une densité de 2,5 T le m3 nous avons 1 082,5 T. " (Extrait - Michel Rouvière)

Liban baalbek trilithons



 
C'est de cette même carrière qu'ont été extraites les trois pierres colossales appelées "Trilithon", et été érigées au premier siècle de notre ère. Leur transport et leur installation en position horizontale poseraient des problèmes insurmontables aux ingénieurs modernes même en utilisant les technologies les plus avancées. Malgré l'habileté technique des Romains, on n'en connait pas d'autre exemple dans tout le reste de leur ancien empire.
Si l'on dresse ces trois pierres, elles sont hautes comme un immeuble de cinq ou six étages. La plus grande mesure 18 m sur 4.20 m par 3.60 m et pèse environ 800 tonnes. Taillé dans la carrière distante de près de 2 km, chaque bloc a été transporté sur le site de Baalbek et soulevé d'environ 7.50 m en position finale, au sommet d'une plate forme de pierres de moindres dimensions. La plupart des grues modernes seraient incapables d'accomplir un tel exploit.


Sources : http://whc.unesco.org/fr/list/294 + http://www.lorientlejour.com/article/874527/a-baalbeck-la-colline-cheikh-abdallah-livre-son-troisieme-monolithe.html + http://www.discoverlebanon.com/vues_panorama_liban/beqaa/baalbeck/trilithons_baalbeck.php + Wikipedia

CIVILISATIONS MYSTERIEUSES, par Ivar Lissner

 
 
 
 
A lire, les tomes 1 et 2 de "Civilisations mystérieuses", par Ivar Lissner.
"J'ai Lu" aventure mystérieuse 318 & 319. Année 1974. 250 & 246 pages.

1/ ANCIEN MONDE...
Notre époque a soif d'une meilleure connaissance du passé enseveli. Les hommes sentent que même les civilisations les plus mystérieuses font partie de leur présent. C'est un jeu très instructif de glaner la vérité dans les phénomènes étranges, de creuser la terre, de briser le roc, d'exhumer des villes et de se rendre compte ainsi comment les hommes ont vécu, comment ils ont pensé et de se dire que leur esprit a passé dans le nôtre. Nous sommes des hôtes passagers sur la Terre. »
Dans ce premier volume, l'auteur nous fait découvrir tous les mystères qui entourent les mégalithes dressés à Stonehenge, Carnac, etc., il nous initie aux secrets de la Pythie, des dieux grecs, et aux civilisations inconnues du Moyen-Orient.
« Nous sommes des hôtes passagers sur la Terre » : les traces laissées par les civilisations disparues montrent que nous n'avons peut-être pas été les premiers.

2/ ASIE ET NOUVEAU MONDE
« Toute civilisation du passé, même si elle demeure ensevelie sous des tonnes et des tonnes de sable et de pierres, vit en nous », dit Ivar Lissner. Nos plus secrètes racines plongent dans le terreau de ces civilisations mal connues et notre esprit se nourrit de leur substance. Les découvrir, c'est dé-couvrir l'homme, partout semblable, par-tout habité par la même exigence, partout tourné vers le même ciel, aujourd'hui comme hier. Cette quête, Ivar Lissner ne cesse de la poursuivre à travers tous les continents et à travers tous ses livres. Pour rendre sensible à tous l'apport des civilisations disparues, il se comporte en grand reporter. II nous emmène avec lui à travers les ruines immenses et fait se lever devant nous, vivantes, les villes mortes, avec leurs hommes, leurs travaux et leurs dieux. De Jéricho, la plus ancienne ville du monde, à Zimbabwe, la cité mystérieuse du Zambèze, des steppes russes aux forêts de l'Amérique Centrale, les pierres s'animent et livrent leurs secrets.




TERRE ENIGMATIQUE, de Peter Kolosimo

 
Peter Kolosimo
TERRE ENIGMATIQUE
Les plus récentes découvertes archéologiques reposent le problème de l’origine de l’humanité et celui des grandes civilisations disparues. Ainsi, on a retrouvé à Kanjera deux crânes datant de 400.000 ans et parfaitement semblables au crâne de l’homme moderne. Ils ont fait dire au Pr Hürzeler : « il n’existe pas une probabilité sur 1000 pour que l’homme descende du singe ».

Peter Kolosimo s’attache ainsi à remonter le cours de l’histoire humaine au-delà des limites qui lui sont assignées par la science officielle. Il arrive à retrouver les traces de ce règne des géants de l’ère tertiaire que Denis Saurat avait déjà mis en lumière, et il est inéluctablement amené à démontrer la réalité de l’Atlantide. Mais Kolosimo va plus loin encore et nous apporte la preuve de contacts entre l’espèce humaine et des êtres venus d’outre-espace. »

L’ère des géants - Cauchemars de pierre - Les secrets des pyramides - Le mystère de l’Atlantide - Les astronefs de Tiahuanaco - Les légendes des terres disparues - Croisières impossibles  - Les dieux blancs - Mu la fabuleuse - Légendes stellaires - Les mythes des terres perdues – etc…

Coll. L’Aventure Mystérieuse – J’ai Lu – 1973 – 374 pages





L'EMPREINTE DES DIEUX, par Graham Hancock

 
 Du fond des âges, d'immenses empreintes sur terre, d'impressionnants vestiges archéologiques, des traces de bouleversements et de cataclysmes à l'échelle planétaire, de mystérieux signes et écrits de toutes origines, tentent de nous délivrer un très pressant message... Graham Hancock, avec brio et maîtrise, assemble, pièce après pièce, un gigantesque puzzle regroupant les grands mystères du monde : les immenses dessins au sol de Nazca, les ruines mégalithiques de Tiahuanaco, les énigmatiques cartes médiévales de l'Antarctique libre des glaces, les pyramides d'Égypte et d'Amérique centrale et leurs corrélations mathématiques, les dieux blancs des Aztèques et des Incas, les troublantes et nombreuses versions du mythe du Déluge, l'âge multimillénaire du Sphinx pour n'en citer que quelques-uns. Mais dans ce livre duquel on ne peut s'arracher, Hancock ne se limite pas à cette captivante démonstration. Il propose, ni plus ni moins, une nouvelle et très convaincante approche de l'histoire des hommes depuis les commencements. D'après les historiens et les archéologues, la civilisation aurait émergé au Proche-Orient, il y a cinq mille ans... Battant en brèche ce dogme, Hancock se lance sur la trace des " Dieux ", rescapés d'une civilisation originelle dont l'Antiquité, dans l'Ancien comme dans le Nouveau Monde, serait l'héritière ; une civilisation primordiale d'un niveau scientifique et culturel très élevé, anéantie des milliers d'années avant la construction des pyramides d'Égypte dans une catastrophe apocalyptique appelée, si l'on en croit la périodicité fixe des cycles cosmiques, à se reproduire...

lundi 23 juin 2014

Chronos ou Cronos ? La raison d'être de KRONOS

Kronos ou Cronos, fils d'Ouranos (le ciel) et de Gaïa (la Terre), est identifié au Saturne romain. Père cannibale de Zeus/Jupiter, il est le roi des Titans, incarnation des forces primitives, brutales et chaotiques, issues de la nuit des temps. La quasi homonymie entre Kronos/Cronos et Chronos a conduit a une fréquente confusion de ces deux figures divines, et ce d'autant plus que si Chronos n'est qu'une incarnation allégorique du Temps, Kronos/Cronos est lui aussi doté d'attributions liées au Temps.

KRONOS, on l'aura bien compris, se penche  au bord de l'insondable abîme des temps, et s'efforce d'en percer sans cesse davantage les ténèbres, pour tenter d'en distinguer le fond.

La vision de KRONOS et sa conception de l'archéologie s'apparentent peu ou prou à celles des "fortéens" de KADATH, la fameuse revue belge d'archéologie mystérieuse, qui publie ses "Chroniques des civilisations disparues" depuis 1974. La démarche de KRONOS se résume néanmoins de façon plus précise par quatre mots-clés, qui en marquent les principales orientations : non-académisme, non-dogmatisme, éclectisme, et vulgarisation.

KRONOS n'a donc nulle prétention de rivaliser avec de quelconques structures ou publications préexistantes. Sa raison d'être est juste d'informer, de concentrer de la documentation écrite et visuelle, d'éveiller les curiosités et d'ouvrir les esprits, le tout en nous adressant au grand public profane ou passionné de fraîche date.

De même, KRONOS, bien qu'ayant parfaitement conscience des vives rivalités qui opposent parfois telles ou telles chapelles ou autres écoles de pensée, reste parfaitement ouvert à toutes, des "Kadathiens" à Erich von Däniken, en passant par Graham Hancock, Denis Saurat, Louis Charpentier, Peter Kolosimo, Paul Ronecker, l'équipe de la revue ATLANTIS et bien d'autres encore.

Divers documents d'ordre général, concernant juste l'archéologie et l'histoire antique, protohistorique et préhistorique officielles, au sens large, sont aussi susceptibles de faire l'objet de publications, dans la mesure où ils peuvent constituer des pistes de réflexion et des sources d'informations valables.

Soutenez KRONOS. Partagez, diffusez les liens de ce blog et de la page Facebook. Participez-y, en y faisant publier vos propres écrits, textes ou documents de toutes natures, et contribuons ainsi tous ensemble à la réémergence d'un Titan, celui qui incarne plus que tout autre la mystérieuse et ô combien fascinante obscurité des origines.

Merci à tous et à toutes de votre attention, voire de votre éventuel soutien dans le cadre de cette nouvelle aventure. Il ne tient qu'à nous tous d'en faire ce qu'elle peut parfaitement devenir : un point d'information, de communication et d'échanges incontournable.
Je suis sincèrement convaincu que le jeu en vaut la chandelle.


Hans CANY



dimanche 15 juin 2014

La Roche-aux-Fées en Bretagne : Colossal temple solaire mégalithique ?

 
Le 14 février 2014. Allée couverte de la Roche-aux-Fées.

Particulièrement bien conservé, ce monument massif et imposant a peut-être eu une fonction de temple : on y a en tout cas retrouvé aucune trace qui témoigne de façon certaine  d'un usage funéraire exclusif. De même, il y a controverse sur le fait que le monument ait été ou non recouvert d'un tumulus à l'origine. Le soleil levant éclaire le fond de l'édifice au petit matin du solstice d'hiver, aux alentours des 21 à 23 décembre. Cette propriété semblerait étayer la thèse d'un non-ensevelissement, du moins pas total. Notons le portique surbaissé, avec son linteau et ses montants remarquablement équarris.
La datation officielle du monument le situerait hypothétiquement au néolithique final, soit entre 3 000 et 2 500 ans avant l'ère chrétienne.


(H.C.)
 
Le monumental dolmen de la Roche aux fées est situé sur la commune d'Essé en Ille-et-Vilaine. Il mesure 19,5 mêtres de long, 4,70 mêtres de large, et atteind 4,10 mêtres de haut.
Cet impressionnant édifice date du néolithique final (4500 à 4000 ans avant nos jours). Il est constitué d'une quarantaine de blocs de schiste du Précambrien. Ce schiste non présent sur le site a dû être importé. Le gisement le plus proche se situe dans la forêt du Treil à 5 km de l'édifice. C'est un travail titanesque au vu de la taille des blocs de pierre dont une demie-douzaine peuvent peser près de 40 tonnes.
 

La légende raconte que ce sont les fées qui ont fabriqué ce monument, et que si on essaye de compter à plusieurs reprises le nombre de pierres utilisées, on ne parvient jamais au même resultat, car les fées, très espiègles, s'amusent à déplacer les pierres pendant que l'on compte.Une croyance en particulier veut que les jeunes mariés doivent à la nouvelle lune compter le nombre de pierres en faisant le tour du dolmen chacun de son côté, les femmes dans le sens des aiguilles d’une montre et les hommes en sens inverse ; s’ils obtiennent le même nombre alors leur union sera durable.
Une croyance recueillie au XIXème siècle présente la Roche aux Fées comme une grotte construite par les fées pour protéger les âmes des bonnes gens, mais ces fées se sont enfuies depuis la mort des arbres il y a plus de deux siècles. Les jours de tempêtes, le sifflement du vent entre les pierres serait les lamentations des âmes auxquelles elles ne rendent plus visite.


 


La Roche-aux-Fées, été 1993


Photos 2014 et 1993 : Hans CANY




samedi 14 juin 2014

L'Archéologie interdite [VIDEO]

 
Et c'est aussi un livre :
"L'archéologie interdite. De l'Atlantide au Sphinx", par Colin Wilson
Des découvertes récentes laissent penser que le Grand Sphinx de Gizeh, en Egypte, daterait de plus de dix mille ans avant notre ère, soit plusieurs milliers d'années avant la plus ancienne civilisation connue de l'histoire humaine. Mais comment a-t-on pu réaliser ce tour de force architectural à une époque si reculée ? En Amérique du Sud, les inscriptions laissées par la civilisation toltèque révèlent d'incroyables connaissances astronomiques et mathématiques. Comment un tel savoir est-il apparu chez un peuple qui ignorait l'usage de la roue ? Utilisées par les marins du XVe siècle, les antiques cartes de Piri Re'is comportent des tracés d'une précision inconnue en ces temps. D'après quelles sources ont-elles été établies ? Passant en revue de nombreux faits troublants et toujours inexpliqués par l'archéologie officielle, Colin Wilson démontre que l'humanité et la culture pourraient être bien plus anciennes qu'on ne l'imagine... Une hypothèse doit être avancée : avant même l'éclosion de Sumer, de l'Egypte et de la Grèce antiques, il existait une civilisation dont les navires sillonnaient les mers. Plus encore : à partir des traces qui nous en sont parvenues, c'est le système de connaissances de ces mystérieux " Anciens " qui pourrait être reconstitué. En marge de l'archéologie conventionnelle, L'Archéologie interdite nous convie à une passionnante exploration des grandes énigmes de la civilisation.
 


Glozel : la grande énigme [VIDEO]

L'une des plus grandes controverses,
surnommée l' "affaire Dreyfus de l'archéologie"...

 
 

 

 




Belgique mégalithique : les sites de Wéris et Oppagne

 

Le champ mégalithique de Wéris-Oppagne, situé en région Famenne, en Ardenne, est le plus important ensemble mégalithique de Belgique. Il comprend deux remarquables dolmens de type allées couvertes, accompagnés de menhirs, et six autres sites comprenant uniquement des menhirs. A cela s'ajoutent plusieurs "pierres à légendes", souvent des affleurement rocheux de formes inhabituelles, et qui au fil du temps ont fait l'objet de croyances et de superstitions.
 

Les mégalithes comme les pierres naturelles sont tous constitués de poudingue, une roche extrêmement robuste, composée de galets liés entre eux en un véritable béton naturel. Cette roche étant impropre à la construction, ceci explique que le site ait été en partie préservé, et que les vestiges qui nous sont parvenus soient dans un remarquable état de conservation.

La datation officielle des monuments les place dans la première moitié du IIIème millénaire avant l'ère chrétienne. C'est à dire à la charnière entre néolithique final (préhistoire) et Ages du cuivre et du bronze (protohistoire).

L'ésotériste Paul de Saint Hilaire a présenté cet ensemble comme reproduisant au sol le plan de la Grande Ourse, chaque pierre ou ensemble de pierre représentant une ou des étoiles de la constellation, et étant donc en relation avec les autres, en fonction de considérations d'ordre astronomique. Théorie a priori séduisante, nonobstant le fait qu'elle place sur le même plan des roches naturelles et des constructions mégalithiques, ce dont la pertinence est loin d'être démontrée. La théorie de Saint Hilaire désigne en outre une simple fontaine comme constituant l'un des points de cette figure, ce qui est pour le moins discutable. Enfin, elle inclut dans le plan d'ensemble les trois menhirs d'Oppagne, alors que les recherches semblent bien indiquer que ces derniers n'occupent pas actuellement leur emplacement d'origine...

Bref, le mystère continue de planer, au moins en partie, sur l'ensemble mégalithique de Wéris. Et peut-être est-ce mieux ainsi ?

Voici à présent un rapide tour d'horizon des principaux sites à voir.
 
Belgique mégalithique : les sites de Wéris et Oppagne
Le "Lit du Diable",
ou "Paillasse du Diable"


Cet étrange affleurement rocheux de poudingue local est naturel, mais il a peut-être été légèrement retaillé de main d'homme, comme pour le creuser ou l'aplanir. S'est-il agi d'un polissoir, et/ou d'une sorte d'"établi" de pierre ? Ou bien s'est-il agi d'un sinistre autel sacrificiel, comme l'ont avancé certains, y compris des chercheurs considérés comme "sérieux" ?... La forme générale de la pierre, évoquant une sorte de lit, est en tout cas à l'origine de légendes et de superstitions, d'où son nom.
Belgique mégalithique : les sites de Wéris et Oppagne
La "Pierre Haina"

Il s'agit d'un curieux éperon rocheux naturel situé au sommet d'une éminence. Les arbres que l'on distingue juste derrière masquent le fait que la pente y est très abrupte, presque à pic.  La montée, pour y parvenir, est donc relativement rude. Cette "Pierre Haina", semblable à un énigmatique visage figé depuis des millénaires, est visible de la vallée en contrebas, lorsque l'état de la végétation le permet. Bien que naturel, cet éperon rocheux a peut-être lui aussi connu partiellement la main de l'homme. Il a sans doute été l'objet lui aussi de croyances et de superstitions. La coutume qui veut que les habitants de Wéris viennent chaque année blanchir la pierre en la badigeonnant de chaux est sans doute la survivance d'une pratique cultuelle très ancienne, dont le sens nous échappe aujourd'hui.  
 
Belgique mégalithique : les sites de Wéris et Oppagne
Le dolmen nord

Flanqué de son "menhir indicateur", il s'agit d'une superbe allée couverte, remarquablement conservée.
Belgique mégalithique : les sites de Wéris et Oppagne
Le dolmen nord, vu de son extrémité opposée
 
Belgique mégalithique : les sites de Wéris et Oppagne
L'un des menhirs situés aux abords immédiats du dolmen nord
 
Belgique mégalithique : les sites de Wéris et Oppagne
Le menhir Danthine, au lieu-dit La Longue Pierre
 
Belgique mégalithique : les sites de Wéris et Oppagne
Façade du dolmen sud,
avec sa curieuse ouverture en fer à cheval
Belgique mégalithique : les sites de Wéris et Oppagne
Vue rapprochée de l'ouverture du dolmen sud
Belgique mégalithique : les sites de Wéris et Oppagne
Le dolmen sud. Il est situé au fond d'une petite dépression ellipsoïdale, ce qui se distingue très bien ici. 
 
Belgique mégalithique : les sites de Wéris et Oppagne
Alignement de menhirs aux abords immédiats du dolmen sud
Belgique mégalithique : les sites de Wéris et Oppagne
A Pas Bayard, bourgade située entre Wéris et Oppagne, on peut retrouver, en cherchant un peu, le "Pas Bayard", curieux rocher sur lequel, selon la légende, le Cheval Bayard, portant les quatre fils Aymon, aurait imprimé la marque de son sabot (une large rainure, bien visible sur la photo). S'agirait-il en réalité d'un polissoir préhistorique ?
Belgique mégalithique : les sites de Wéris et Oppagne
Les trois menhirs d'Oppagne.
L'arbre au pied duquel ils se dressent est un "arbre à loques", auquel se rapportent des superstitions de guérison. C'est pour cette raison que l'on peut apercevoir de multiples rubans et morceaux de tissu noués à ses branches.
Belgique mégalithique : les sites de Wéris et Oppagne
Les menhirs d'Oppagne
(Ci-dessus et ci-dessous)
Belgique mégalithique : les sites de Wéris et Oppagne

Pour conclure, une excursion sur les lieux sommairement présentés dans le cadre du présent article ne saurait s'achever sans un passage par la Maison des Mégalithes (http://www.weris-info.be), un excellent et fort sympathique petit musée situé au cœur de la commune de Wéris, dont je vous recommande vivement la visite. Saluons enfin le travail remarquable fourni en permanence par toute une équipe de scientifiques et de passionnés, pour la préservation et la mise en valeur de cet incontournable fleuron du patrimoine archéologique wallon.

Hans CANY
(Texte et photos : Hans CANY) 
 

Les anciens Belges : des Celtes pas comme les autres

 
On a trop souvent tendance à l'ignorer, mais le petit royaume dit "de Belgique" actuel, qui n'est somme toute que de création relativement récente (1830), ne représente en fait que la moitié du territoire de la Belgique réelle.
La Belgique originelle, ou Gaule Belgique, c'est en réalité tout l'espace compris entre la Seine (et la Marne) au sud, et le Rhin au nord-est. Elle est, à tous points de vue, un espace de transition entre les mondes celtique et germanique.
 
Cette carte restitue fidèlement l'intégralité de cette Belgique originelle, et permet en outre d'y localiser l'implantation des différents peuples belges :
identité & racines,hans cany,paganisme
La Gaule Belgique 
(Précisions : sur cette carte, le "Belgium" est le nom de la province sud-ouest de la Belgique, correspondant en gros aux département de l'Oise et de la Somme de la Picardie actuelle. Au sud-est, le nom de "Germani" n'est pas à confondre avec la Germanie située au-delà du Rhin : il s'agit juste d'un nom de peuple.)
 
 
Germains celtisés et Celtes germanisés
 
Voyons à présent ce qu'écrit Jules César à propos des Belges dans ses fameux Commentaires sur la Guerre des Gaules :
 
"La plupart des Belges sont issus des Germains ; ils avaient autrefois passé le Rhin, et s'étaient fixés en ces lieux à cause de la fertilité du sol, après en avoir chassé les habitants gaulois."
 
En outre, il précise :
 
"Toute la Gaule est divisée en trois parties, dont l'une est habitée par les Belges, l'autre par les Aquitains, la troisième par ceux qui, dans leur langue, se nomment Celtes, et dans la nôtre, Gaulois. Ces nations diffèrent entre elles par le langage, les institutions et les lois. Les Gaulois sont séparés des Aquitains par la Garonne, des Belges par la Marne et la Seine. Les Belges sont les plus braves de tous ces peuples, parce qu'ils restent tout à fait étrangers à la politesse et à la civilisation de la province romaine, et que les marchands, allant rarement chez eux, ne leur portent point ce qui contribue à énerver le courage : d'ailleurs, voisins des Germains qui habitent au-delà du Rhin, ils sont continuellement en guerre avec eux."
 
Comme César l'avait bien noté, il est donc manifeste que la Belgique constitue une zone spécifique depuis la plus haute antiquité, dont l'identité ethno-culturelle est celto-germanique, donc ni totalement celtique ni totalement germanique, mais les deux à la fois. Les peuples belges étaient donc constitués de Germains celtisés et de Celtes germanisés, les deux composantes étant chez eux si étroitement imbriquées qu'il est souvent difficile de les distinguer l'une de l'autre...
 
Les sources se rapportant spécifiquement à ces peuples germano-celtiques de la Gaule Belgique sont hélas assez rares.Néanmoins, il est tout à fait légitime de supposer chez eux un étroit syncrétisme non seulement sur les plans culturel, artistique, sociétal etc, mais aussi dans le domaine spirituel, où le Paganisme celtique s'est très certainement mêlé au Paganisme germanique, donnant ainsi naissance à une Tradition religieuse spécifique. Nous avons donc là un exemple tout à fait exceptionnel de symbiose entre germanité et celticité.

Un ensemble de peuples qui a profondément marqué la région

 
Au delà de l'image  fort sympathique  mais caricaturale -et souvent anachronique- qu'évoque dans l'esprit du grand public la fameuse bande dessinée "Astérix chez les Belges" , il faut bien se figurer que ces derniers représentent un ensemble de peuples fondateurs ayant marqué de façon indélébile l'ensemble des territoires qui constituent aujourd'hui tant le Royaume de Belgique que la France septentrionale,  du nord de la Seine jusqu'à l'ouest du Rhin.

Parmi les peuples belges les plus marquants de l'actuel "nord de la France", Picardie et Nord-Pas de Calais, citons notamment, les Bellovaques, dont le nom a donné celui de Beauvais, leur ancien oppidum, les Ambiens (Amiens), les Suessions (Soissons), ou encore les Atrébates, qui ont donné leur nom à Arras (en flamand Atrecht), et qui sont même peut-être à l'origine du nom de l'Artois (à vérifier). Pour l'actuel Royaume de Belgique, on songera bien entendu aux célèbres Nerviens et Ménapiens, auxquels sont parfois identifiés respectivement, de façon quelque peu hâtive, les actuels Wallons et Flamands. Mais on pourrait tout aussi bien mentionner d'autres peuplades majeures telles que les Eburons, dont le territoire se situait dans l'actuelle province de Liège, ou encore les prestigieux Aduatuque, établis dans ce qui est aujourd'hui l'Ardenne.

Enfin, au niveau des grandes figures historiques signalons entre autres les chefs belges Ambiorix, roi des Eburons, Catuvolcos (dont le nom signifie "Loup de Guerre"), ainsi que le chef bellovaque Correos (ou Correus dans sa forme latinisée, voire Korreos, véritable "Vercingétorix belge" qui a donné beaucoup de fil à retordre aux envahisseurs romains, en poursuivant une résistance acharnée après la défaite d'Alésia, à la tête d'une coalition de peuples belges. Ce Correos a particulièrement marqué César, qui y fait allusion à plusieurs reprises dans sa "Guerre des Gaules".
 
Fameuse représentation des derniers instants de Correos, tenant tête aux Romains :
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La mort de Corréus (Correos/Korreos), gravure de D. Maillart, XIXème siècle

Cette brève présentation aura peut-être -du moins convient-il de l'espérer- su éveiller l'intérêt du lecteur ou de la lectrice pour les traces historiques, archéologiques, ethnologiques, linguistiques et toponymiques léguées par l'ensemble de ces peuples, qui ont tant contribué à forger un certain nombre de particularismes encore observables de nos jours, et qui ont ainsi grandement contribué à donner au Royaume de Belgique et à la France du nord et du nord-est une identité ethno-culturelle spécifique, tout à fait distincte du monde gaulois pris dans son ensemble.

 
Pour quelques précisions complémentaires, vous pourrez par exemple consulter la fiche Wikipedia relative aux anciens Belges : http://fr.wikipedia.org/wiki/Belges
Voir aussi la liste des peuples de la Gaule Belgique : http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_peuples_de_la_Gaul...

Les livres et autres sources littéraires spécifiquement consacrés aux anciens Belges constituent hélas une denrée rare dans le contexte actuel, surtout lorsqu'il est question d'ouvrages de vulgarisation à destination du grand public. Néanmoins, et de façon bien entendu non exhaustive, signalons entre autres le livre d'Eugène Warmenbol "La Belgique gauloise : Mythes et archéologies", paru en 2010 aux Editions Racine.

 


Et enfin, si d'aventure vous êtes de passage un de ces jours dans la jolie Province de Luxembourg, au cœur de l'Ardenne belge, ne manquez pas de faire un détour par la commune de Libramont-Chevigny, qui abrite un remarquable et fort sympathique petit Musée des Celtes ( 
http://www.museedesceltes.be ), dont je vous recommande chaudement la visite.

Hans CANY

"Barques solaires/funéraires" de type scandinave sur un dolmen du Morbihan

Pilier du dolmen de Mané Lud [Photo : Hans CANY, 1993]
[Photo : Hans Cany, 1993]

Gravures sur un montant du dolmen/tumulus de Mané-Lud , dans le Morbihan. Au moins 3000 ans avant l'ère chrétienne. Document très intéressant, car on y voit clairement des représentations de ce qui semble être des embarcations à plusieurs mats (barques funéraires ? Ou barques solaires ?), exactement semblables à celles que l'on observe sur certains mégalithes de Scandinavie, notamment en Suède. Certains archéologues et préhistoriens prétendent que ces représentations sont typiques de la Scandinavie antique et qu'elles n'existent que là-bas. Or, ceci prouve qu'ils ont tort...

Selon certaines théories, la civilisation mégalithique se serait transmise au sud de la Scandinavie par voie maritime, à partir d'un foyer situé dans l'ouest de l'Europe, en particulier de Bretagne armoricaine et des iles britanniques. De la Scandinavie méridionale, elle se serait ensuite diffusée dans la Germanie continentale. Ceci semble bien l'attester.

Hans Cany


Gravures de Tanun, sud de la Suède
Gravures du site de Tanun, Sud de la Suède
Entre 1800 et 300 avant l'Ere chrétienne
  

Les Francs et la fable de leurs origines "troyennes"


Les rois de France, et avec eux toute la noblesse/aristocratie française, se sont de tous temps réclamés de la lignée directe des Francs, et par-là même de mystérieuses origines "troyennes"...

Un mystère qui n'en est pas véritablement un, en fait.
Les sources concernant les Francs avant les "Grandes invasions" sont hélas fort rares, et il serait particulièrement intéressant de retrouver des informations se rapportant à leur spiritualité païenne, qui de toute évidence devait se rapporter à la Tradition germano-nordique, comme chez tous les Germains.
Concernant la fable des origines "troyennes", il me semble évident que ce mythe a été construit de toutes pièces à des fins stratégiques/politiques, et qu'il s'est surtout imposé à partir de la "conversion" opportuniste de Khlodwig (plus connu sous la forme romanisée Clovis) au christianisme, en 496. Ce mythe s'est par la suite instauré avec les dynasties mérovingienne puis carolingienne, et a en effet perduré dans la lignée des rois de France jusqu'au XVIIIème siècle.
L'objectif de cette fable plus que douteuse ne fait guère de doute. Les Francs, qui sont devenus les plus "romanisés" des Germains, avaient en effet pour ambition de prendre la relève du défunt Empire Romain d'Occident. Pour asseoir la légitimité de cette prétention, quoi de mieux que d'adopter officiellement la religion de l'Eglise de Rome, et de mettre en avant ces prétendues "origines troyennes", qui les assimilaient de facto aux racines mythiques du peuple romain (Enée etc) ?... Les dessous de la manoeuvre me semblent on ne peut plus claires. Je pense qu'on ne peut décemment pas ajouter foi à cette légende, et que les Franks étaient juste d'ascendance germanique, comme tous les autres peuples assimilés. Et cela, même s'il est exact qu'ils se sont très tôt latinisés/romanisés, par pur intérêt.
La langue franque a cependant perduré dans la lignée royale jusqu'à l'avènement de Hugues Capet, en 986, premier roi de France a ne plus avoir su parler germanique.

Il est souvent dit qu'avant cette romanisation, les Francs ignoraient l'écriture, ne s'appuyant que sur la tradition orale. D'où l'extrême rareté des sources anciennes précises les concernant.... Il est pourtant avéré qu'ils ont anciennement fait usage des runes, comme l'attestent plusieurs inscriptions runiques qui ont été retrouvées, et qui sont incontestablement d'origine franque. La période antérieure à leur christianisation mérite une attention toute particulière.


J'ajoute enfin que je m'insurge contre la vulgate officielle qui prévaut depuis peu (politiquement correct oblige...), et qui affirme que finalement, les "Grandes invasions" n'auraient pas été si importantes que cela numériquement parlant, que les peuples en question n'auraient laissé que peu ou pas de traces de leur passage, et autres fariboles. Les Francs, entre autres, ont été beaucoup plus nombreux à s'implanter dans les régions nord que ce que les thèses à la mode et certains historiens "autorisés" prétendent actuellement. Dans le cas contraire, il est bien évident qu'ils n'auraient pu laisser autant de marques sur les plans toponymique, linguistique, hématologique et autres.

Hans CANY
 

Des runes proto-germaniques dès l'Âge du Bronze

 

L'article et la photo qui suivent, tirés de l'excellente page Facebook "Symboles païens et inscriptions runiques" ( http://www.facebook.com/pages/Symboles-pa%C3%AFens-et-inscriptions-runiques/230064080465741 ), confirment ce qui a toujours été ma conviction : les runes, comme la Tradition germano-nordique dans son ensemble sont en réalité beaucoup plus anciens que ne l'affirme l'Histoire officielle, et ne sont en outre pas d'inspiration orientale...

H.C.

SIGNES PROTO-RUNIQUES ET AUTRES SYMBOLES PROTO-GERMANIQUES...

La photo présente des gravures rupestres de Hunn Søndre (Borge, Fredrikstad) dans le sud de la Norvège. Elles datent de l'âge du bronze proto-germanique, entre 1800 et 500 avant notre ère. Elles sont donc bien antérieures aux runes et au panthéon germano-nordique tel que nous l'ont livré les Eddas du moyen-âge. Et pourtant on retrouve déjà des traces de cette tradition païenne germano-nordique.

Ce sont des traces évidentes mêmes. On reconnaît en effet sans problème deux différentes formes de la rune Algiz (Elhaz). De plus, à droite sur la photo se trouve gravé un marteau. Ce symbole de l'âge du bronze anonce le grand Dieu au marteau Donar / Thor.
Sur le bas de la photo se trouvent également une barque solaire, motif typique de cette époque, ainsi qu'un symbole lunaire. Ce dernier représente la phase croissante de la lune.

Cette proto-rune Algiz et ce marteau du Dieu de la foudre démontrent par leur présence à une époque si reculée, que la tradition païenne proto-germanique n'a pas eu besoin de modèles du proche-orient pour forger son identité religieuse propre. Car hélas il existe encore des théories de ce genre qui voudraient nous faire croire que la culture serait venue uniquement d'orient...

Honneur à nos ancêtres !
  
 
 
 

Les Goths et le trésor du Temple de Jérusalem

Parmi les fabuleux trésors attribués aux Goths, et dont quelques-uns ont été retrouvés, il en est un, en revanche, qui conserve tout son mystère et qui n'a eu de cesse d'alimenter depuis des siècles les plus folles spéculations : je veux bien sûr parler du fameux trésor du Temple de Salomon, qui, de par les aléas de l'Histoire, s'est finalement retrouvé sur le territoire actuel de la France, et pourrait fort bien s'y trouver caché aujourd'hui encore...

Le Temple de Jérusalem, dont le célèbre "Mur des Lamentations" constitue de nos jours l'ultime vestige, fut bâti aux alentours de l'an 960 avant l'ère chrétienne sous l'égide du roi juif Salomon. Erigé selon les instructions d'un symbolisme rigoureux prétendument reçues par Moïse au moment où celui-ci reçut de Yaveh lui-même les "Tables de la Loi", ce temple devint dès lors le lieu de culte le plus sacré du judaïsme, et tout un mobilier sacré y fut déposé.
Outre la mythique "Arche d'Alliance", renfermant les "tables de la Loi", ce mobilier sacré d'une richesse inimaginable comprenait également une pléthore d'objets cultuels extrêmement précieux, la plupart en or massif. Et après l'Arche, les deux objets les plus sacrés entre tous étaient la "Table des pains" ainsi qu'un énorme candélabre à sept branches nommé la Ménorah. La table, sur laquelle étaient posés douze pains azymes symbolisant la sortie d'Egypte des douze tribus d'Israël, était faite de bois d'acacia entièrement recouvert d'or. Quant à la Ménorah, le fameux candélabre, elle était sculptée d'une seule pièce dans l'or pur, et pesait un talent, c'est à dire très exactement 23, 565 kg, ce qui donne une idée de ses dimensions.

A plusieurs reprises, le temple et son trésor furent pillés.

Au VIIème siècle avant l'ère chrétienne, en l'an 626, le prophète Jérémie alla dissimuler l'Arche d'Alliance dans une caverne du mont Nébo, juste avant la déportation des Juifs à Babylone. Elle n'a jamais été retrouvée depuis.

Le roi Nabuchodonosor fit transporter à Babylone tout le reste du trésor, qui fut placé dans le temple de Bélus. Mais en -539, Cyrus, fondateur de l'empire perse, fait à son tour la conquête de Babylone, et restitue ce trésor aux Juifs.
Le Temple de Jérusalem fut reconstruit en -536, et le mobilier sacré y fut donc de nouveau déposé. En dépit de plusieurs autres péripéties, le trésor demeure ensuite à peu près entier pendant plusieurs siècles.

En l'an 70 de l'ère chrétienne, Titus, fils de l'empereur Vespasien, prend Jérusalem et pille de nouveau le Temple, avant que ses soldat n'y mettent le feu et le détruisent.
Une partie de l'énorme butin fut fondue et vendue, au poids de l'or, sur le marché syrien. Mais les pièces les plus précieuses et les plus "spectaculaires", pour leur part, furent ramenées à Rome. Parmi ce butin figure alors la fameuse Ménorah, présentée, entre autres objets emblématiques, lors du triomphe de Titus. L'arc de Titus, à Rome, commémore cet événement, et l'on peut précisément voir sur l'un de ses bas-reliefs une représentation du célèbre candélabre, porté par des soldats romains.

En l'an 410 de l'ère chrétienne, Alaric, roi des Goths, s'empare de Rome, et fait main basse sur les trésors accumulés par les empereurs romains successifs. Il meurt quelques mois plus tard, emporté par une maladie. Son beau-frère et successeur Ataulf établit alors le royaume Wisigoth d'Occitanie, dont Toulouse devient la capitale. C'est là, dans le "Château Narbonnais", situé sur l'emplacement actuel du palais de justice, qu'est alors entreposé le trésor des rois Goths, incluant ce qui a été pris à Rome. Moins d'un siècle plus tard, face à une menace franque se faisant de plus en plus pressante, les rois Wisigoths jugent plus prudent de le transférer à Carcassonne. Outre le mobilier sacré provenant du Temple de Jérusalem, ce trésor comprend alors, parmi d'autres richesses, deux autres objets mythiques : la mystérieuse "Table d'émeraude", ainsi que le "Missorium".

Carcassonne, à l'origine modeste lieu fortifié par les Romains, est alors devenue sous l'égide des Goths une redoutable place forte. En l'an 508, le roi des Francs Clovis (Khlodwig), après avoir battu et tué Alaric II à Vouillé (en 507) et pris Toulouse, essaya en vain d'assiéger Carcassonne, avec la ferme intention de s'emparer du trésor des Wisigoths que la cité abritait. Le roi des Goths d'Italie, Théodoric le Grand, vint alors à la rescousse, et la menace franque fut repoussée. Celui-ci assura ensuite la régence pendant la minorité d'Amalric, fils et successeur désigné d'Alaric II, et, jugeant que le trésor était désormais trop exposé aux convoitises tant qu'il restait à Carcassonne, le fit transférer à Ravenne, en Italie. Mais quelque temps plus tard, Amalric, devenu majeur et roi, se le fit restituer, tandis que le royaume Wisigoth avait étendu sa superficie sur tout le territoire compris entre la Durance et Carcassonne.

C'est à partir de ce moment que se perd mystérieusement la trace du trésor. Même lorsque en 531, Amalric est vaincu par les Francs à Narbonne, ces derniers, qui énumèrent pourtant soigneusement tout ce qui fut pris à cette occasion, n'en font aucune mention. Certes, lorsque le royaume Wisigoth d'Occitanie commença à décliner et à se réduire dangereusement du fait des attaques franques, une partie du trésor gothique fut transférée vers le royaume Wisigoth d'Espagne, qui demeurait alors puissant. Mais lorsque les Arabes s'emparèrent à leur tour de ce royaume Wisigoth d'Espagne et de sa capitale Tolède, leurs chroniqueurs, pas plus que ceux des Francs, ne firent mention de ce trésor dans l'énumération pourtant fort minutieuse du butin qui fut pris...

Il est bien évident que si ledit trésor avait été retrouvé, les chroniqueurs Francs comme Arabes n'auraient pu manquer de le signaler, eux qui poussaient l'exactitude jusqu'à mentionner la moindre pièce, même de piètre valeur. Le destin de ce fabuleux trésor wisigothique demeure donc aujourd'hui encore un mystère alimentant les plus extravagantes conjectures, puisque selon toute vraisemblance, il n'a pu être que dissimulé, pratique dont les Goths était fort coutumiers dès lors que l'approche d'un grand péril se précisait. D'aucuns ont d'ailleurs émis l'hypothèse que le fameux trésor de Rennes-le-Château, dont la découverte serait à l'origine de la subite fortune de l'abbé Saunière entre la fin du XIXème et le début du XXème siècles, pourrait fort bien avoir quelque rapport avec ce trésor, ou du moins avec une partie de ce dernier... D'autres sont persuadés que le Trésor du Temple de Jérusalem, dont la fameuse Ménorah, est en fait secrètement conservé depuis plusieurs siècles au Vatican...
Quoi qu'il en soit, l'énigme demeure entière.

L'étonnant destin de ce trésor très convoité, d'origine sémitique et moyen-orientale, et dont le dernier possesseur connu fut un peuple germanique l'ayant très probablement dissimulé au fin fond de la France méridionale, est en tout cas des plus singuliers.

Hans CANY

 
Les Goths et le trésor du Temple de Jérusalem
La Ménorah représentée sur le bas-relief de l'arc de Titus, à Rome
 

L'Atlantide localisée au large des Açores via Google Earth ?

Pensez vous, comme certains sceptiques,
que ce ne sont là que "des artefacts", ou bien... ?

Vérification faite, sur Google Earth,
on voit tout de même bel et bien ceci :

 
L'Atlantide localisée au large des Açores, via Google Earth ?